DEFINITIONS (SIMPLES) DONNEES PAR RENE GUENON

Définitions données par l'auteur lui-même et thèmes majeurs en relation avec la Voie

DEFINITIONS (SIMPLES) DONNEES PAR RENE GUENON

Messagepar Mohammed Abdessalam » Dim Jan 30, 2011 4:44 pm

بـــسْم ﭐلله ﭐلرّحْمٰن ﭐلرّحــيــم
ﭐللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ وَ عَلَى آلِهِ و صحبه وَ سَلِّمْ

السلام عليكم و رحمة الله و بركاته


DEFINITIONS


Ce sujet est dédié à recevoir des définitions simples des termes qu'utilise René Guénon dans ses propres livres.

Nous attirons l'attention de ceux et celles qui désireraient participer à ce travail qu'il faut distinguer autant que faire ce peut, les définitions simples, c'est-à-dire qui donnent directement le sens d'un terme ou d'une expression, de passages qui traitent un thème, développent une notion ou une idée.

Un sujet est réservé au regroupement de ces derniers : "Thèmes importants dans l'oeuvre de René Guénon (général)"

L' Administration du Forum se réserve donc la possibilité de procéder aux éventuels reclassements qui lui apparaisseraient utiles de faire/


Merci d'avance pour vos participations, in châ Allah
"Par le Temps ! * Le genre humain est, certes, en perdition * Sauf ceux qui croient, accomplissent les bonnes œuvres, se recommandent la vérité et se recommandent la patience."
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DEFINITIONS (SIMPLES) DONNEES PAR RENE GUENON - 2

Messagepar Fida » Jeu Mars 03, 2011 10:56 am

As-Salamou 'alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh

CIVILISATION :

"La vérité, c’est qu’il y a des civilisations multiples, se déployant dans des sens forts différents, et que celle de l’Occident moderne présente des caractères qui en font une exception assez singulière. On ne devrait jamais parler de supériorité ou d’infériorité d’une façon absolue, sans préciser sous quel rapport on envisage les choses que l’on veut comparer, en admettant même qu’elles soient effectivement comparables. Il n’y a pas de civilisation qui soit supérieure aux autres sous tous les rapports, parce qu’il n’est pas possible à l’homme d’appliquer également, et à la fois, son activité dans toutes les directions, et parce qu’il y a des développements qui apparaissent comme véritablement incompatibles. Seulement, il est permis de penser qu’il y a une certaine hiérarchie à observer, et que les choses de l’ordre intellectuel, par exemple, valent plus que celles de l’ordre matériel ; s’il en est ainsi, une civilisation qui se montre inférieure sous le premier rapport, tout en étant incontestablement supérieure sous le second, se trouvera encore désavantagée dans l’ensemble, quelles que puissent être les apparences extérieures ; et tel est le cas de la civilisation occidentale, si on la compare aux civilisations orientales."

"Orient et Occident", Avant-Propos, P 8-9



UNIFORMITE :

« [ …]l’uniformité, pour être possible, supposerait des êtres dépourvus de toute qualité et réduits à n’être que de simples « unités » numériques ; et c’est aussi qu’une telle uniformité n’est jamais réalisable en fait, mais que tous les efforts faits pour la réaliser, notamment dans le domaine humain, ne peuvent avoir pour résultat que de dépouiller plus ou moins complètement les êtres de leurs qualités propres, et ainsi de faire d’eux quelque chose qui ressemble autant qu’il est possible, à de simples machines, car la machine, produit typique du monde moderne, est bien ce qui représente, au plus haut degré qu’on ait encore pu atteindre, la prédominance de la quantité sur la qualité. »

« Le règne de la quantité et les signes des temps », L’uniformité contre l’unité, P 74
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Re: DEFINITIONS (SIMPLES) DONNEES PAR RENE GUENON

Messagepar Fida » Ven Mai 06, 2011 8:52 pm

RELIGION :

« […] la religion comporte essentiellement la réunion de trois éléments d’ordre divers : un dogme, une morale, un culte ; partout où l’un quelconque de ces éléments viendra à manquer, on n’aura plus affaire à une religion au sens propre de ce mot. »

Introduction générale à l’étude des doctrines hindouesDeuxième Partie : Modes généraux de la pensée orientaleChapitre IV : Tradition et religion
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Re: DEFINITIONS (SIMPLES) DONNEES PAR RENE GUENON

Messagepar Fida » Sam Mai 14, 2011 2:01 pm

As salam alaykoum wa ramatoullah wa barakatou

METAPHYSIQUE :

« En réalité, ne peut-être défini que ce qui est limité, et la métaphysique est au contraire, dans son essence même, absolument illimitée, ce qui, évidemment, ne nous permet pas d’en enfermer la notion dans une formule plus ou moins étroite ; »

Introduction générale à l’étude des doctrines hindouesDeuxième Partie : Modes généraux de la pensée orientaleChapitre IV : Tradition et religion
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Re: DEFINITIONS (SIMPLES) DONNEES PAR RENE GUENON

Messagepar Mohammed Abdessalam » Jeu Mai 26, 2011 3:56 am

bismi-Llah er-Rahmân er-Rahîm wa sall-Allah ala Seyydinâ Mohammedin wa ala Ali-hi wa Sahbi-hi wa sallam

assalâm alaykum wa rahmatu-Llah wa barakâtu-H

Ayant relevé un certain nombre de références de définitions simples dans l' "Introduction Générale" (éditions Véga) je propose aux membres du forum qui seraient intéressés de bien vouloir me contacter en messagerie privée s'ils voulaient saisir et poster les passages correspondants, in châ Allah.
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Re: DEFINITIONS (SIMPLES) DONNEES PAR RENE GUENON

Messagepar Mohammed Abdessalam » Jeu Juin 09, 2011 3:01 am

بـــسْم ﭐلله ﭐلرّحْمٰن ﭐلرّحــيــم
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PREJUGE CLASSIQUE
Nous avons déjà indiqué ce que nous entendons pas le "préjugé classique" : c'est proprement le parti pris d'attribuer aux Grecs et aux Romains l'origine de toute civilisation

Introduction générale à l'étude de doctrines hindoues, chap. III : Le préjugé classique



NATURALISME
(...) le "naturalisme", sous toutes les formes dont il est susceptible, ne peut (...) constituer, aux yeux des hommes qu'on pourrait dire métaphysiciens par tempérament, qu'une déviation et même une véritable monstruosité intellectuelle.

Introduction générale à l'étude de doctrines hindoues, chap. III : Le préjugé classique
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Re: DEFINITIONS (SIMPLES) DONNEES PAR RENE GUENON

Messagepar Yahya » Lun Août 15, 2016 8:16 pm

As salam alaykoum wa rah'matou Llahi wa barakâtouh !

notes de lecture de l'ouvrage :
" Symboles de la Science sacrée", René Guénon,
Paru chez Gallimard, 1962.


La civilisation moderne :

« La civilisation moderne apparaît dans l’histoire comme une véritable anomalie: de toutes celles que nous connaissons, elle est la seule qui se soit développée dans un sens purement matériel, la seule aussi qui ne s’appuie sur aucun principe d’ordre supérieur. Ce développement matériel qui se poursuit depuis plusieurs siècles déjà, et qui va en s’accélérant de plus en plus, a été accompagné d’une régression intellectuelle qu’il est fort incapable de compenser. » (p. 09)

La science des religions:

"La prétendue « science des religions », telle qu’elle est enseignée dans les milieux universitaires, n’a jamais été en réalité autre chose qu’une machine de guerre dirigée contre la religion et contre tout ce qui peut subsister encore de l’esprit traditionnel."

La langue « adamique »:

Selon le véritable enseignement traditionnel de l’Islam, la langue « adamique » était la « langue syriaque », loghah sûryâniyah, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec le pays désigné actuellement sous le nom de Syrie. Il s’agit en fait de la langue de l’« illumination solaire », shems-ishrâqyah.
Sûryâ est le nom sanscrit du Soleil, et ceci semblerait indiquer que sa racine sur, une de celles qui désignent la lumière, appartenait elle-même à cette langue originelle. Il s’agit donc de cette Syrie primitive dont Homère parle comme d’une île située « au-delà d’Ogygie », ce qui l’identifie à la Tula hyperboréenne, et « où sont les révolutions du Soleil ». D’après Josèphe, la capitale de ce pays s’appelait Héliopolis, « ville du Soleil ».
C’est précisément sur la distinction qui doit être faite entre les langues sacrées et les langues vulgaires ou profanes que repose essentiellement la justification des méthodes kabbalistiques, ainsi que des procédés similaires qui se rencontrent dans d’autres traditions.
De même que tout centre spirituel secondaire est comme une image du Centre suprême et primordial, toute langue sacrée, ou « hiératique », peut être regardée comme une image ou un reflet de la langue originelle, laquelle est la langue sacrée par excellence.

La « langue des oiseaux »:

La « langue des oiseaux » désigne un prérogative d’une haute initiation.
Siegfried, après avoir vaincu le dragon, comprend aussitôt le langage des oiseaux. « En effet, la victoire sur le dragon a pour conséquence immédiate la conquête de l’immortalité, figurée par quelque objet dont ce dragon défendait l’approche; et cette conquête de l’immortalité implique essentiellement la réintégration au centre de l’état humain, c’est-à-dire au point où s’établit la communication avec les états supérieurs de l’être. C’est cette communication qui est représentée par la compréhension du langage des oiseaux; et, en fait, les oiseaux sont pris fréquemment comme symbole des anges, c’est-à-dire précisément des états supérieurs. » (p. 55)
Le mot dhikr, dans l’ésotérisme islamique, s’applique à des formules rythmées correspondant exactement aux mantras hindous, formules dont la répétition a pour but de produire une harmonisation des divers éléments de l’être, et de déterminer des vibrations susceptibles, par les répercussion à travers la série des états, en hiérarchie indéfinie, d’ouvrir une communication avec les états supérieurs, ce qui est d’ailleurs, d’une façon générale, la raison d’être essentielle et primordiale de tous les rites.
Dans le monde humain, l’image de la « langue des oiseaux » est le langage rythmé. Une tradition islamique dit qu’Adam, dans le Paradis terrestre, parlait en vers, c’est-à-dire en langage rythmé. C’est pourquoi les Livres sacrés sont écrits en langage rythmé. La poésie, originairement, n’était point cette vaine « littérature » qu’elle est devenue par une dégénérescence qu’explique la marche descendante du cycle humain.
La véritable « superstition », au sens strictement étymologique (quod superstat), c’est ce qui se survit à soi-même, c’est-à-dire, en un mot, la « lettre morte ». « [...] mais cette conservation même, si peu digne d’intérêt qu’elle puisse sembler, n’est pourtant pas chose si méprisable, car l’esprit, qui “souffle où il veut”, et quand il veut, pour toujours venir revivifier les symboles et les rites, et leur restituer, avec leur sens perdu, la plénitude de leur vertu originelle. » (p. 59)

L’idée du Centre dans les traditions antiques

« Le Centre est, avant tout, l’origine, le point de départ de toutes choses; c’est le point principiel, sans forme et sans dimensions, donc indivisible, et, par suite, la seule image qui puisse être donnée de l’Unité primordiale. » (p. 63)
Le Centre dans le symbolisme géométrique correspond à l’Unité dans le symbolisme numérique.
L’unité arithmétique n’est pas l’Unité métaphysique, elle n’en est qu’une figure, mais une figure dans laquelle il n’y a rien d’arbitraire.
Le point central, c’est le Principe, c’est l’Etre pur. L’espace qu’il remplit de son rayonnement, et qui n’est que par ce rayonnement même, sans lequel cet espace ne serait que « privation » et néant, c’est le Monde au sens le plus étendu de ce mot. La représentation la plus simple de cette idée est le point au centre du cercle. Le point est l’emblème du Principe, le cercle est celui du Monde. Il faut y voir un signe qui se rattache directement à la tradition primordiale.
Le soleil est, au point de vue de toutes les traditions antiques, un symbole, celui du véritable « Centre du Monde » qui est le Principe divin.
« Le rapport qui existe entre le centre et la circonférence, ou entre ce qu’ils représentent respectivement, est déjà indiqué assez clairement par le fait que la circonférence ne saurait exister sans son centre, tandis que celui-ci est absolument indépendant de celle-là. » (p. 64)
Le Centre est un point de départ, mais aussi un point d’aboutissement. Tout est issu de lui, tout doit finalement, y revenir. Tous les êtres, dépendant de leur Principe, doivent, consciemment ou inconsciemment, aspirer à retourner vers lui. L’orientation de la prière vers un centre spirituel se rapporte à cette idée. Dans l’Islam, cette orientation (quibla) est la matérialisation de l’intention (niyya) par laquelle toutes les puissances de l’être doivent être dirigées vers le Principe divin.


Remonté la dernière fois par Mohammed Abdessalam le Lun Août 15, 2016 8:16 pm.
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