THEMES IMPORTANTS de l'OEUVRE de RENE GUENON (GENERAL)

en rapport avec les fondements de la Voie et l'initiation islamique

THEMES IMPORTANTS de l'OEUVRE de RENE GUENON (GENERAL)

Messagepar Mohammed Abdessalam » Dim Jan 30, 2011 5:11 pm

بـــسْم ﭐلله ﭐلرّحْمٰن ﭐلرّحــيــم
ﭐللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ وَ عَلَى آلِهِ و صحبه وَ سَلِّمْ

السلام عليكم و رحمة الله و بركاته


THEMES IMPORTANTS de l'OEUVRE de RENE GUENON (GENERAL)


Ce sujet est dédié à recevoir des citations de passages qui ne sont pas à proprement parler des "Définitions" simples.

A partir de ce sujet "général" d'autres pourront être ouverts pour organiser des sujets autour de thèmes particuliers, in châ Allah.
comme, par exemple, le sujet sur l'influence spirituelle chez René Guénon.

Merci de vos participations in châ Allah
"Par le Temps ! * Le genre humain est, certes, en perdition * Sauf ceux qui croient, accomplissent les bonnes œuvres, se recommandent la vérité et se recommandent la patience."
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Mohammed Abdessalam
 
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THEMES IMPORTANTS de l'OEUVRE de RENE GUENON (GENERAL) - 2

Messagepar Mohammed Abdessalam » Dim Jan 30, 2011 5:42 pm

بـــسْم ﭐلله ﭐلرّحْمٰن ﭐلرّحــيــم
ﭐللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ وَ عَلَى آلِهِ و صحبه وَ سَلِّمْ

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Nous inaugurons ce sujet par la présentation de la généreuse contribution de Sidi Adam
Qu'Allah le gratifie de la meilleure des récompenses !

*


THEMES IMPORTANTS de l'OEUVRE de RENE GUENON
« le Règne de la quantité et les Signes des Temps »


ANTITRADITION ET CONTRE-TRADITION
    « L’antitradition a eu son expression la plus complète dans le matérialisme qu’on pourrait dire « intégral », tel qu’il régnait vers la fin du siècle dernier ; quant à la « contre-tradition », nous n’en voyons encore que les signes précurseurs, constitués précisément par toutes ces choses qui visent à contrefaire d’une façon ou d’une autre l’idée traditionnelle elle-même. »
Le règne de la quantité, chapitre XXXVIII

    « [Le règne de la contre-initiation] ne sera certes plus le « règne de la quantité », qui n’était en somme que l’aboutissement de l’ « antitradition » ; ce sera au contraire, sous le prétexte d’une fausse « restauration spirituelle », une sorte de réintroduction de la qualité en toutes choses, mais d’une qualité prise au rebours de sa valeur légitime et normale […] »
Le règne de la quantité, chapitre XXXIX


CONFUSION DU PSYCHIQUE ET DU SPIRITUEL
    « Ceux qui commettent cette fatale méprise oublient ou ignorent tout simplement la distinction des « Eaux supérieures » et des « Eaux inférieures » ; au lieu de s’élever vers l’Océan d’en haut, ils s’enfoncent dans les abimes de l’Océan d’en bas ; au lieu de concentrer toute leurs puissances pour les diriger vers le monde informel, qui seul peut être dit « spirituel », ils les dispersent dans la diversité infiniment changeante et fuyante des formes de la manifestation subtile […] sans se douter que ce qu’il prennent pour une plénitude de « vie » n’est effectivement que le royaume de la mort et de la dissolution sans retour. »
Le règne de la quantité, chapitre XXXV


DEVIATION
    « La déviation [« par rapport à l’état normal qui est celui de toutes civilisations traditionnelles »] est susceptible de degrés indéfiniment multiples […] de sorte qu’elle peut s’opérer peu à peu et comme insensiblement ; nous en avons un exemple dans l’acheminement graduel de la mentalité moderne de l’humanisme et du rationalisme au mécanisme, puis au matérialisme ; […tendant] à établir progressivement le « règne de la quantité ».
Le règne de la quantité, chapitre XXIX


DISSOLUTION
    « Après avoir fermé le monde corporel aussi complètement que possible, il fallait, tout en ne permettant le rétablissement d’aucune communication avec les domaines supérieurs, le rouvrir par le bas, afin d’y faire pénétrer les forces dissolvantes et destructrices du domaine subtil inférieur ; c’est donc le « déchainement » de ces forces, pourrait on dire, et leur mise en œuvre pour achever la déviation de notre monde et le mener effectivement vers la dissolution finale, qui constitue cette seconde partie ou cette seconde phase [ de subversion]. »
Le règne de la quantité, chapitre XXIIX


    Il y a donc, dans la réduction graduelle de toutes choses au quantitatif, un point à partir duquel cette réduction ne tend plus à la « solidification », […] ; les corps ne peuvent plus alors subsister comme tels, et se résolvent en une sorte de poussière « atomique » sans consistance ; on pourra donc, à cet égard, parler d’une véritable « pulvérisation » du monde, ce qui est évidemment une des formes possibles de la dissolution cyclique. Cependant, si cette dissolution peut être envisagé ainsi à un certain point de vue, elle apparaît aussi, à un autre point de vue, et suivant une expression que nous avons déjà employée, comme une « volatilisation » : la « pulvérisation », si complète qu’on la suppose, laisse toujours des « résidus », fussent ils véritablement impalpables ; d’un autre coté, la fin du monde, pour être pleinement effective, implique que tout ce qui est inclus dans ce cycle disparaît entièrement en tant que manifestation ; mais ces deux façons différentes de concevoir les choses représentent l’une et l’autre une certaine partie de la vérité. En effet, tandis que les résultats positifs de la manifestation cyclique sont « cristallisés » pour être ensuite « transmués » en germes des possibilités du cycle futur ,ce qui constitue l’aboutissement de la « solidification » sous son aspect « bénéfique » ( impliquant essentiellement la « sublimation » qui coïncide avec le « retournement final »), ce qui ne peut être utilisé ainsi, c'est-à-dire en somme tout ce qui ne constitue que des résultats négatifs de cette même manifestation est « précipité » sous la forme d’un caput mortuum, au sens alchimique de ce terme, dans les « prolongements » les plus inférieurs de notre état d’existence, ou dans cette partie du domaine subtil qu’on peut véritablement qualifié d’ « infra-corporelle » ; mais dans les deux cas, on est également passé dans des modalités extracorporelles , supérieures pour l’un et inférieures pour l’autre, de sorte qu’on peut dire, en définitive, que la manifestation corporelle elle-même, en ce qui concerne le cycle dont il s’agit, s’est réellement évanouie ou « volatilisée » entièrement. »
Le règne de la quantité, chapitre XXIV


ESPACE
    «… Se demander « si le monde est infini ou s’il est limité dans l’espace », c’est là une question qui n’a absolument aucun sens ; il est impossible que l’espace s’étende au-delà du monde pour le contenir, car alors c’est d’un espace vide qu’il s’agirait et le vide ne peut contenir quoi que ce soit ; au contraire, c’est l’espace qui est dans le monde, c'est-à-dire dans la manifestation, et, si l’on se restreint à la considération du seul domaine de la manifestation corporelle, on pourra dire que l’espace est coextensif à ce monde, puisqu’il en est une des conditions ; mais ce monde n’est pas plus infini que l’espace lui-même, car, comme celui-ci, il ne contient pas toute possibilité, mais ne représente qu’un certain ordre de possibilités particulières, et il est limité par les déterminations qui constituent sa nature même. » »
Le règne de la quantité, chapitre IV


ESPACE QUALIFIE
    « C’est la notion de direction qui représente en définitive le véritable élément qualitatif inhérent à la nature même de l’espace, comme la notion de la grandeur en représente l’élément quantitatif ; et ainsi l’espace, non point homogène, mais déterminé et différencié par ses directions, est ce que nous pouvons appeler l’espace « qualifié ».
Le règne de la quantité, chapitre IV


ESSENCE et SUBSTANCE
    « Celles-ci doivent être envisagées comme des principes universels, étant les deux pôles de toute manifestation ; mais à un autre niveau, ou plutôt à d’autres niveaux multiples comme les domaines plus ou moins particularisés que l’on peut envisager à l’intérieur de l’existence universelle, on peut aussi employer analogiquement ces mêmes termes dans un sens relatif, pour désigner ce qui correspond à ces principes ou ce qui les représente plus directement par rapport à un certain mode plus ou moins restreint de la manifestation. »

    « L’existence [de tout être manifesté] procède nécessairement à la fois de l’essence et de la substance , et , par conséquence, […] il y a en lui quelque chose qui correspond à l’un et à l’autre de ces deux principes, de telle sorte qu’il est comme une résultante de leur union, ou, pour parler plus précisément, de l’action exercée par le principe actif ou l’essence sur le principe passif ou la substance. »

    « Nous pouvons parler de l’essence et de la substance de notre monde, c'est-à-dire de celui qui est le domaine de l’être individuel humain et nous dirons que, conformément aux conditions qui définissent proprement ce monde, ces deux principes y apparaissent respectivement sous les aspects de la qualité et de la quantité. »
Le règne de la quantité, chapitre I


ETAT ANGELIQUE
    « Les différences entre les anges ne sont pas l’analogue des « différences individuelles » dans notre monde […], mais celui des « différences spécifiques » ; la raison véritable en est que chaque ange représente en quelque sorte l’expression d’un attribut divin, comme on le voit d’ailleurs clairement par la constitution des noms dans l’angéologie hébraïque »
Le règne de la quantité, chapitre XI, note p. 79, édition Gallimard


FUSION et CONFUSION
    « [Dans l’unité principielle ] , l’être possède toute la plénitude de ses possibilités « transformées », si bien qu’on pourrait dire que la distinction, entendue au sens qualitatif, y est portée à son suprême degré, en même temps que toute séparation a disparue ; dans la quantité pure, au contraire, la séparation est à son maximum, puisque c’est là que réside le principe de la « séparativité », et l’être est d’ailleurs évidemment d’autant plus « séparé » et plus enfermé en lui-même que ses possibilités sont plus étroitement limitées, c'est-à-dire que son aspect essentiel comporte moins de qualités ; mais en même temps, puisqu’il est d’autant moins distingué qualitativement au sein de la « masse », il tend bien véritablement à s’y confondre.»
Le règne de la quantité, chapitre IX


MATERIALISME
    « La réduction de la qualité à la quantité n’est elle pas autre chose au fond que « cette réduction du supérieur à l’inférieur » par lequel certain ont voulu très justement caractériser le matérialisme : prétendre faire sortir le « plus » du « moins », c’est bien là , en effet, une des plus typiques de toutes les aberrations modernes
Le règne de la quantité, chapitre II


MESURE
    « La mesure est par rapport au nombre, en sens analogiquement inverse, ce qu’est la manifestation par rapport à son principe essentiel. »
Le règne de la quantité, chapitre III


METIER et INITIATION
    « L’être […] ayant pleinement réalisé les possibilités dont son activité professionnelle n’est qu’une expression extérieure, et possédant ainsi la connaissance effective de ce qui est le principe même de cette activité, accomplira dès lors consciemment ce qui n’était d’abord qu’une conséquence toute « instinctive » de sa nature ; et ainsi, si la connaissance initiatique est, pour lui, née du métier, celui-ci, à son tour deviendra le champ d’application de cette connaissance […]. Il y aura alors correspondance parfaite entre l’intérieur et l’extérieur […]
Le règne de la quantité, chapitre VIII


MOUVEMENTS
    « Entre toutes les choses plus ou moins incohérents qui s’agitent et se heurtent présentement, entre tous les « mouvements » extérieurs de quelque genre que se soit, il n’y a donc nullement, au point de vue traditionnel ou même simplement « traditionaliste », à « prendre parti », suivant l’expression employée communément, car ce serait être dupe, et , les mêmes influences s’exerçant en réalité derrière tout cela, ce serait proprement faire leur jeu que de se mêler aux luttes voulues et dirigées invisiblement par elles… »
Le règne de la quantité, chapitre XXXI


PSEUDO –INITIATION ET CONTRE -INITIATION
    « La pseudo-initiation n’est réellement qu’un des produits de l’état de désordre et de confusion provoqué, à l’époque moderne, par l’action « satanique » qui a son point de départ conscient dans la « contre-initiation ».

    « La « contre-initiation » […] n’est qu’une contrefaçon qu’en ce sens qu’elle imite nécessairement l’initiation à la façon d’une ombre inversée, bien que sa véritable intention ne soit pas de l’imiter mais de s’y opposer. Cette prétention d’ailleurs est forcément vaine, car le domaine métaphysique et spirituel lui est absolument interdit, étant précisément au-delà de toutes les oppositions ; tout ce qu’elle peut faire est de l’ignorer ou de le nier, et elle ne peut en aucun cas aller au-delà du « monde intermédiaire », c'est-à-dire du domaine psychique, qui est du reste, sous tous les rapports, le champ d’influence privilégié de « Satan » dans l’ordre humain et même dans l’ordre cosmique. »
Le règne de la quantité, chapitre XXXVI


PSYCHOLOGIE
    « Il y a certainement bien plus qu’une simple question de vocabulaire dans le fait, très significatif en lui-même, que la psychologie actuelle n’envisage jamais que le « subconscient », et non le « superconscient » qui devrait logiquement en être le corrélatif ; c’est bien là, à n’en pas douter, l’expression d’une extension qui s’opère uniquement par le bas, c'est-à-dire du coté qui correspond, ici dans l’être humain comme ailleurs dans le milieu cosmique, aux « fissures » par lesquelles pénètrent les influences les plus « maléfiques » du monde subtil, nous pourrions même dire celles qui ont un caractère véritablement et littéralement « infernal ». »
Le règne de la quantité, chapitre XXXIV


QUALITE et ESSENCE
    « … L’essence est en somme la synthèse principielle de tous les attributs qui appartiennent à un être et font que cet être est ce qu’il est, […] attributs et qualités sont au fond synonymes ; et l’on peut remarquer que la qualité, ainsi envisagée comme le contenu de l’essence ,s’il est permis de s’exprimer ainsi, n’est pas restreinte exclusivement à notre monde, mais qu’ elle est susceptible d’une transposition qui en universalise la signification, ce qui n’a d’ailleurs rien d’étonnant dès lors qu’elle représente ici le principe supérieur ; mais, dans une telle universalisation, la qualité cesse d’être le corrélatif de la quantité, car celle-ci, par contre, est strictement liée aux conditions spéciales de notre monde.»
Le règne de la quantité, chapitre I


QUANTITE et SUBSTANCE
    « On peut dire que la quantité, constituant proprement le côté substantiel de notre monde, en est pour ainsi dire la condition « basique » ou fondamentale ; mais il faut bien se garder de lui donner pour cela un importance d’un autre ordre que celle qu’elle a réellement, et surtout de vouloir en tirer l’explication de ce monde… »
Le règne de la quantité, chapitre II


    [La materia], « en tant que principe universel, est la puissance pure, où il n’y a rien de distingué ni d’ «actualiser», et qui constitue le « support » passif de toute manifestation ; c’est donc bien, en ce sens, Prakriti ou la substance universelle, […] »
Le règne de la quantité, chapitre II


    « …Dans les individus, la quantité prédominera d’autant plus sur la qualité qu’ils seront plus proches d’être réduits à n’être, si l’on peut dire, que de simples individus, et qu’ils seront par là même plus séparés les uns des autres, ce qui, bien entendu, ne veut pas dire plus différenciés, car il y a aussi une différenciation qualitative, qui est proprement à l’inverse de cette différenciation toute quantitative qu’est la séparation dont il s’agit . »

    « La quantité, insistons-y, ne peut que séparer et non pas unir ; tout ce qui procède de la « matière » ne produit, sous des formes diverses, qu’antagonisme entre les « unités » fragmentaires qui sont à l’extrême opposé de la véritable unité… »
Le règne de la quantité, chapitre VI


RAISON
    « …La raison est une faculté d’ordre exclusivement individuel, qui ne saurait aucunement dépasser les limites du domaine humain. »
Le règne de la quantité, chapitre XIII


RATIONALISTE
    « Le rationaliste vulgaire, fut-il le plus ignorant de toute philosophie, […] se pare fièrement du titre plutôt ironique de « libre penseur », alors qu’il n’est en réalité que l’esclave de tous les préjugés courants de son époque. »
Le règne de la quantité, chapitre XIV


RETOURNEMENT ou REDRESSEMENT
    « La marche du monde manifesté vers son pôle substantiel aboutit finalement à un « retournement » qui le ramène par une « transmutation » instantanée à son pôle essentiel. »
Le règne de la quantité, chapitre XXIII


SPIRITUALITE A REBOURS
    « [Elle] n’est qu’une parodie de la spiritualité, qu’elle imite pour ainsi dire en sens inverse, de sorte qu’elle parait en être le contraire même ; nous disons seulement qu’elle le parait, et non qu’elle l’est réellement, car, qu’elle que puisse être ses prétentions, il n’y a ici ni symétrie ni équivalence possible. »
Le règne de la quantité, chapitre XXXIX


SUBVERSION
    « On pourrait dire que la subversion […] n’est en somme que le dernier degré et l’aboutissement même de la déviation. »

    « Mais quand la déviation arrive à son terme extrême, elle aboutit à un véritable renversement, c'est-à-dire un état qui est diamétralement opposé à l’ordre normal, et c’est alors qu’on peut parler proprement de subversion. »

    « Nous avons pu appliquer le terme de subversion […] à l’utilisation « à rebours » de ce qui reste des anciennes traditions que « l’esprit » a abandonnées. »
Le règne de la quantité, chapitre XXIX


SUGGESTION
    « …Il y a, dans le monde moderne lui-même, un secret qui est mieux gardé que tout autre : c’est celui de la formidable entreprise de suggestion qui a produit et qui entretient la mentalité actuelle, et qui l’a constituée et, pourrait -on dire, « fabriquée » de telle façon qu’elle ne peut qu’en nier l’existence et même la possibilité, ce qui, assurément, est bien le meilleur moyen, et un moyen d’une habilité vraiment « diabolique », pour que ce secret ne puisse jamais être découvert. »
Le règne de la quantité, chapitre VII


TEMPS
    « C’est en réalité le temps qui a commencé dans le monde, s’il s’agit de la manifestation universelle, ou avec le monde, s’il ne s’agit que de la manifestation corporelle ; mais le monde n’est nullement éternel pour cela, car il y a aussi des commencements intemporels.
Le règne de la quantité, chapitre IV


TEMPS QUALIFIE
    « La véritable représentation du temps est celle qui est fournie par la conception traditionnelle des cycles, conception qui, bien entendu, est essentiellement celle d’un temps « qualifié » […]
Le règne de la quantité, chapitre V


TRADITIONALISTE
    « Le traditionaliste n’est et ne peut être qu’un simple « chercheur » et c’est pourquoi il est toujours en danger de s’égarer, n’étant pas en possession des principes qui seuls lui donnerait une direction infaillible […]
    « Tous les emplois abusifs du mot « tradition » peuvent, à un degré ou à un autre, servir à cette fin [ faire dévier les recherches ] , à commencer par le plus vulgaire de tous, celui qui le fait synonyme de « coutume » ou d’ »usage », amenant par là la confusion de la tradition avec les choses les plus bassement humaines et les plus complètement dépourvues de tout sens profond. »
    « Lorsque certains, s’étant aperçus du désordre moderne […] veulent « réagir » d’une façon ou d’une autre, le meilleur moyen de rendre inefficace ce besoin de « réaction » n’est il pas de l’orienter vers quelqu’un des stades antérieurs et moins avancés de la même déviation, où ce désordre n’était pas devenu aussi apparent […] ? »
Le règne de la quantité, chapitre XXXI


YOGA
    « Le Yoga n’est pas plus une thérapeutique psychique qu’il n’est une thérapeutique corporelle, et ses procédés ne sont en aucune façon ni à aucun degré un traitement pour des malades ou des déséquilibrés quelconques ; bien loin de là, il s’adresse au contraire exclusivement à des êtres qui, pour pouvoir réaliser le développement spirituel qui en est l’unique raison d’être, doivent être déjà, du fait de leurs seules dispositions naturelles, aussi parfaitement équilibré que possible ; il y a là des conditions qui, comme il est facile de l comprendre, rentrent strictement dans la question des qualifications initiatiques. »
Le règne de la quantité, chapitre XXXIV
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THEMES IMPORTANTS de l'OEUVRE de RENE GUENON (GENERAL) - 3

Messagepar Mohammed Abdessalam » Ven Mai 13, 2011 10:40 am

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THEMES IMPORTANTS de l'OEUVRE de RENE GUENON (GENERAL)


Il est apparu nécessaire de préciser maintenant ce qui ne l'a pas été suffisamment dès l'ouverture de ce sujet.

A partir de ce sujet "général" qui a pour vocation principale de recevoir des citations de notions importantes (autres que des simples définitions) d'autres pourront être ouverts, in châ Allah, pour organiser des sujets autour de thèmes particuliers à la condition que ceux-ci soient en rapport avec les fondements de la Voie et l'initiation islamique (qui sont les thèmes du Porteur de Savoir) comme, par exemple, les sujets sur l' "influence spirituelle" ou sur "exotérisme et ésotérisme" chez René Guénon.

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Les anges

Messagepar Yahya » Mar Jan 10, 2012 7:25 am

bismi-Llah er-Rahmân er-Rahîm
wa sall-Allah ala seyydina Mohammedin wa ala Ali-hi wa Sahbi-hi wa sallam

as-Salâm alaykum wa rahmatu-Llah wa barakâtu-H

René Guénon nous explique au sujet des anges dans "Symboles de la Science sacrée":

"Suivant la conception orthodoxe, un ange, en tant qu'"intermédiaire céleste" n'est pas autre chose au fond que l'expression même d'un attribut divin dans l'ordre de la manifestation informelle, car c'est là seulement ce qui permet d'établir, à travers lui, une communication réelle entre l'état humain et le Principe même, dont il représente ainsi un aspect plus particulièrement accessible aux êtres qui sont dans cet état humain. C'est d'ailleurs ce que montrent très nettement les noms même des anges, qui sont toujours, en fait,la désignation de tels attributs divins;c'est ici surtout, en effet, que le nom correspond pleinement à la nature de l'être et ne fait véritablement qu'un avec son essence même (......)

Ces considérations donnent aussi toute sa valeur à l'interprétation kabbalistique de Malaki, Mon ange" ou "Mon envoyé" 2, comme "l'ange dans lequel est Mon nom" c'est à dire, en définitive, dans lequel est Dieu même, tout au moins sous quelqu'un de ses aspects "attributifs" 3.Cette interprétation s'applique en premier lieu et par excellence à Metatron, l' "Ange de la Face" 4, ou à Mikaël (dont Malaki est l'anagramme) en tant que, dans son rôle "solaire" il s'identifie d'une certaine façon à Metatron ; mais elle est applicable aussi à tout ange, puisqu'il est véritablement, par rapport à la manifestation, et au sens le plus rigoureux du mot, le "porteur" d'un nom divin, et que même, vu du côté de la "Vérité" (El-Haqq), il n'est réellement rien d'autre que ce nom même.Toute la différence n'est ici que celle qui résulte d'une certaine hiérarchie qui peut être établie entre les attributs divins, suivants qu'ils procèdent plus ou moins directement de l'Essence, de sorte que leur manifestation pourra être regardée comme se situant à des niveaux différents, et tel est en somme le fondement des hiérarchies angéliques ; ces attributs ou ces aspects doivent d'ailleurs nécessairement être conçus comme étant en multitude indéfinie dès lors qu'ils sont envisagés "distinctivement", et c'est à quoi correspond la multitude même des anges 5.


2 : On sait que la signification étymologique du mot "ange" (en grec aggelos) est celle d'"envoyé" ou de "messager", et que le mot hébreu correspondant maleak a aussi le même sens.
3 : Cf.Le Roi du Monde, p 33.-Au point de vue principiel, c'est l'ange ou plutôt l'attribut qu'il représente qui est en Dieu, mais le rapport apparaît comme inversé à l'égard de la manifestation.
4 : Le nom de Metatron est numériquement équivalent au nom divin Shaddaï.
5 : Il doit être bien entendu qu'il s'agit ici d'une multitude "transcendantale", et non pas d'une indéfinité numérique (cf.Les Principes du calcul infinitésimal, ch III);les anges ne sont aucunement "nombrables", puisqu'ils n'appartiennent pas au domaine d'existence qui est conditionné par la quantité."

Source:Symboles de la Science sacrée chap "les racines des plantes" p 357-358


Remonté la dernière fois par Mohammed Abdessalam le Mar Jan 10, 2012 7:25 am.
Yahya
 
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