L'ENSEIGNEMENT INITIATIQUE ... DES MAITRES D'ANTAN

Comment se fait l'enseignement mohammédien dans la Voie ?

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Messagepar Mohammed Abdessalam » Sam Sep 25, 2010 4:40 pm

bismi-Llah er-Rahmân er-Rahîm - el-hamdu li-Llah - wa sall-Allah alâ Seyydinâ Mohammedin wa alâ Ali-hi wa Sahbi-hi wa sallam
es-Salâm alaykum wa rahmatu-Llah


Une fois qu'auront été mises en évidence différentes modalités principales de l'enseignement que donnait à ses Compagnons -qu'Allah sois Satisfait d'eux tous- notre Prophète Bien-Aimé -qu'Allah prie sur lui et le salue-, il sera possible de voir, in châ Allah, comment ses modalités étaient reprises et développées, à quelle(s) époque(s), par quel(s) Maître(s) et selon quelle(s) méthode(s).

Dans l'attente de lire (même dès à présent) vos participations, in châ Allah.

Allahumma salli alâ Seyydinâ Mohammedin wa alâ Ali-hi wa Sahbi-hi wa sallim taslîman
wa-s-salâm alaykum wa rahmatu-Llah
l
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Messagepar maurice_le_baot » Mar Déc 07, 2010 3:59 pm

bismi-Llah er-Rahmân er-Rahîm - el-hamdu li-Llah - wa sall-Allah alâ Seyydinâ Mohammedin wa alâ Ali-hi wa Sahbi-hi wa sallam
es-Salâm alaykum wa rahmatu-Llah


Notre Maître Sidi Abu-l-Hassan el-Chadhilî disait - qu’Allah l’agréé :

    « le cheminement spirituel (sulûk tarîq el-Qawm*) ne peut être parfait par le savant (‘âlim) sans la compagnie d’un frère pieux (çâlih) ou d’un cheikh de bon conseil (nâçih) ».

    * Litt = le cheminement de la Voie du Peuple des initiés

    (extrait traduit du livre Tabaqât esh-Shadhiliyyah el-Kubra de Sidi Abî ‘Alî-l-Hassan al-Kuhan)

Cette parole témoigne de la possibilité de parfaire son sulûk par la fréquentation d’un frère pieux (çâlih) en l’absence d’un cheikh nâçih, possibilité que l’on retrouvera plus tard sous la plume du Cheikh el-Haddâd et du Cheikh el-Hachimî . Ce qui fait la particularité de la parole du Cheikh Châdhilî c’est l’ordre du texte, le frère çâlih étant mentionné en premier lieu avant le cheikh nâçih.

Dans la « Durrat el-asrâr wa tuhfat el-Abrâr » de l’Imâm Ibn Çabbâgh, on trouve le passage suivant qui apporte quelques précisions supplémentaires sur le rôle du Maître:

    « [Sidi Abu-l-Hassan el-Chadhilî] a dit : « on raconte qu’un homme interrogeait son Maître (ustâdh) et lui dit : « Donne moi des choses à faire (wadhafa ‘alayya wadha’if)* et des invocations journalières (awrâds) » ! [Son Maître] se mit en colère après lui et lui dit : « Ai-je été envoyé (arasul anâ) pour rendre obligatoire les obligations (ujibu-l-wâjibât)? Les devoirs (farâ’id) sont connus et les désobéissances sont notoires, préserve les devoirs et refuse les désobéissances, et garde ton cœur de la recherche du bas-monde (irâdatu-d-dunyâ), de l’amour des femmes, de l’amour de la gloire et de la provocation (ithâr) des désirs et contente-toi pour tout cela de la part qu’Allah t’a attribuée. Et si « tu es satisfait (rida), rends grâce (shakirân) à Allah pour cela, et si la colère (sakhat) te gagne soit endurant (çâbiran) » **

    Et l’Amour d’Allah est le Pôle autour duquel tournent les bienfaits et l’origine de toutes les sortes de « prodiges » (karâmat). Et la réalisation de tout cela tient en quatre choses : la sincérité du scrupule pieux (çidq el-wara’), la bonne intention (husn en-niyyah), l’épuration des actes (ikhlaç el-‘amal) et l’amour de la science. Et tu ne pourras parfaire cela que grâce à la compagnie d’un frère pieux (çâlih) ou d’un cheikh de bon conseil (nâsih) »

    * Ou encore « Prescris-moi (wadhafa ‘alayya) des oraisons (wadha’if) »

    ** [Je traduis ici le sens général en conservant les termes techniques dans l’impossibilité de rendre de manière satisfaisante la tournure de la phrase arabe.]

Il nous paraît important de souligner le rôle particulièrement effacé du Maître qui n’est pas sans rappeler une autre anecdote . Cet aspect trouve un écho plus contemporain dans l’enseignement du vénéré Cheikh Mohammed Zâkî Ibrâhîm – qu’Allah l’agréé et lui fasse miséricorde (cf. son "Propos général sur le Soufisme" notes 12 et 15). Dans cette perspective, la phrase finale du dernier texte cité me semble encore plus remarquable.

Dans le "Mafakhîr el-‘Aliyyah" de Ibn ‘Iyyad figure une version légèrement différente de celle reproduite par Ibn Çabbâgh qui commence par « Et un homme dit à Sidî ‘Abd es-Salâm [ibn Mashîsh], Ô mon Maître (Seyyidî) … ».

Selon cette version, l’enseignement qui nous intéresse présenterait un caractère encore plus « primordial » et « fondamental » qu’on aurait pu le supposer, à l’instar de tout ce qui a pu être transmis par Sidî ‘Abd es-Salâm – qu’Allah l’agréé - à son unique disciple. A ce titre, ce dernier ne pourrait-il pas être considéré, sous un certain rapport au moins, comme le véritable cheikh fondateur de la Châdhiliyyah ?

On trouve enfin la variante suivante : au lieu de « l’amour de la science », c’est « la compagnie des Gens de science » qui apparaît dans l’édition tunisienne des Mafakhîr.
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Messagepar Mohammed Abdessalam » Mar Déc 07, 2010 5:55 pm

bismi-Llah er-Rahmân er-Rahîm - el-hamdu li-Llah - wa sall-Allah alâ Seyydinâ Mohammedin wa alâ Ali-hi wa Sahbi-hi wa sallam

es-Salâm alaykum wa rahmatu-Llah

Il semble impossible de savoir à partir de quelle période précise on pourrait déterminer une inflexion si marquée des modes d'enseignement dans les turûq que l'on puisse établir une division nette d'un avant et d'un après ; cela demanderait des connaissances qui dépasseraient de très loin l'ordinaire, d'une part, et, d'autre part, il est certainement à considérer aussi que les dispositions de la sagesse traditionnelle générale ont permis que les adaptations se sont certainement faites de manières différentes suivant l'évolution des conditions propres à chaque milieu.

Il est aussi probable que les modifications dont il s'agit ont pu présenter des différences notables sur certains aspects alors que d'autres pouvaient perdurer inchangées plus longtemps, toujours pour les mêmes raisons.

De plus, et comme on commence à le voir grâce aux différentes références présentées, les modifications qui nous intéressent ne peuvent, en définitive et comme tout ce qui est réellement traditionnel en définitive et, donc, régulier, apparaître comme des nouveautés que si on les considère comme n'ayant pas leur origine première et nécessaire dans la source commune de l'enseignement initiatique. En réalité, elles ne sont que des développements tardifs de possibilités qui n'avaient pas à être prises en considération dans des époques où les conditions cycliques meilleures permettaient une expression plus favorable dans tous les domaines concernés et qui ne sont apparues comme telles que du fait de la dégénérescence progressive des temps et des êtres ; et l'on reviendra certainement sur ces considérations quand le moment sera venu d'apporter quelques conclusions à la présente étude, in châ Allah.

Enfin, on peut penser qu'il a pu aussi exister un temps plus ou moins considérable entre ce qui s'est passé à l'intérieur du milieu initiatique de telle ou telle époque et les avis de certains Maîtres concernés dans les parutions publiques qui nous sont parvenues.

Pour l'instant et avant d'aller plus loin je tenais à fixer, a priori et tout à fait arbitrairement (quitte à évoluer ensuite, in châ Allah), la période concernée par ce fil de l'Imâm Ghazâlî - qu'Allah soit satisfait de lui- (1111 J.C.) jusqu'à la fin du 12° siècle de l'Hégire (+/- 1800 J.C.).

Un reclassement de certains des messages déjà postés est prévu dans les jours à venir, in châ Allah.
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Messagepar maurice_le_baot » Dim Mars 13, 2011 2:29 pm

bismi-Llah er-Rahmân er-Rahîm - el-hamdu li-Llah - wa sall-Allah alâ Seyydinâ Mohammedin wa alâ Ali-hi wa Sahbi-hi wa sallam

es-Salâm alaykum wa rahmatu-Llah


Nous continuons notre travail de recension en reproduisant une parole du Cheikh Baha al-Dîn Naqshaband (fondateur de la voie Naqshabandiyya, mort en 1389) :

    « Nous n’acceptons pas tout le monde […] et ce n’est qu’avec difficulté que nous acceptons quelqu’un de nouveau. Les conditions de l’acceptation, telle qu’elles devraient être fermement imposées, sont difficiles à remplir. Ou bien un disciple capable se présente et il n’y a pas de Maître compétent, ou bien le Maître est là mais il n’y a pas de disciple possédant les capacités requises ».

(cité in Djélâl Salik « La voie Naqshabandi » Dervy - 2005)


On pourra éventuellement juger de la pertinence actuelle de cette parole en se reportant à la réflexion amorcée par Sidî Mohammed Abd es-Salam sur la raréfaction des Maîtres de la Voie ou des disciples, in châ Allah !
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Messagepar Fida » Dim Mars 13, 2011 11:23 pm

Wa alaykoum salam wa ramatoullahi wa barakatou !

Quelles sont ces "capacités requises", qui font d'une personne un "disciple capable" ?
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Re: L'ENSEIGNEMENT INITIATIQUE ... DES MAITRES D'ANTAN

Messagepar Mohammed Abdessalam » Lun Mars 14, 2011 12:10 am

FIDA a écrit:Quelles sont ces "capacités requises", qui font d'une personne un "disciple capable" ?


Cette question a été déplacée dans le sujet Généralités sur les conditions de l'initiation (rappels)
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Messagepar maurice_le_baot » Mar Mars 22, 2011 4:00 pm

bismi-Llah er-Rahmân er-Rahîm - el-hamdu li-Llah - wa sall-Allah alâ Seyydinâ Mohammedin wa alâ Ali-hi wa Sahbi-hi wa sallam

es-Salâm alaykum wa rahmatu-Llah


Une des principales autorités anciennes rencontrée à travers les citations proposées dans le fil sur l’enseignement initiatique… si près de la fin des temps est l’imam Abû Hamîd Ghazalî (m.1111).

A son propos, il est rapporté dans le Lata’îf el-Minân de Ibn ‘Ata Allah ce qui suit :

[Le cheikh al-Châdhilî – qu’Allah l’agréé] a dit, à propos de l'imam Abû Hâmid al-Ghazâlî -qu’Allah l’agréé :

« Je vous prends à témoin (linashhada) qu’il [avait atteint le degré] de la « Véridicité suprême » (al-Çiddîqiyyah el-‘udhmâ) ».

Et le cheikh Abu-l-Hassan disait : « Si vous avez un besoin en Allah intercédez auprès de lui par l’imam Abû Hâmid »

[Le cheikh al-Mursî] rapportait cette parole de son cheikh (Abu-l-Hassan): «L'Ihyâ' ['ulûm al-dîn, maître-ouvrage d’al-Ghazalî] te fera hériter (yuwarithu-Ka) de la Science et le Qût [al-qulûb d’Abû Tâlib al-Mekki] de la Lumière», et encore celle-ci: «Puisez donc dans le Qût, car il est vraiment une nourriture (qût).»

Je propose de revenir ultérieurement sur la figure d'Abu Talib Mekki et son ouvrage.

Voici pour l'instant un enseignement tiré de l' Ihya ‘ulûm ed-Dîn, livre XXIIqui pourrait bien être à l’origine d’une part des enseignements à visée« substitutive » véhiculés par les Maitres, depuis le 11ème siècle jusqu’à nos jours et que l’on retrouve sous une forme similaire, complétée par deux méthodes supplémentaires, chez le Cheikh el-Hashimi .


« DE LA VOIE PAR LAQUELLE
L'HOMME CONNAÎT
LES DÉFAUTS DE SON ÂME


Sache que, lorsque Allah, Exalté et Magnifié soit-il, veut du bien à quelqu'un, il lui ouvre les yeux sur les défauts de son âme (nafs) [ …] S'il connaît les défauts, il lui est possible de les soigner. Mais la plupart des gens ignorent leurs propres défauts. Ils voient la paille dans l'oeil de leur frère et ne voient pas la poutre dans leur oeil, à eux.

Pour celui qui veut connaître ses défauts, il existe quatre méthodes :

1. La première consiste à se confier à un cheikh clairvoyant (baçîr) connaissant les défauts les défauts de l’âme et capable de scruter jusqu'aux plus secrètes des infirmités, à l'investir juge de son âme (yahkimu-hu fi nafsi-hi) et suivre ses indications dans cette lutte [intérieure] (mujahâdithi). C'est le cas du disciple avec son cheikh et de l'élève avec son professeur (ustâdh). Ce dernier, tout comme le cheikh, fait connaître à l'élève les défauts dont il est affligé, ainsi que la méthode à suivre pour les traiter. Mais ceci existe rarement à notre époque.

2. La deuxième méthode consiste a demander à un ami-sincère (çadîqan), clairvoyant (baçîr) et attaché à la religion (mutadayyin), puis à l'investir surveillant de son âme (fayançibu-hu raqîban ‘alâ nafsi-hi) , pour qu’il remarque ses états (ahwâlu-hu) et ses actes (af’âlu-hu) afin qu'il l'avertisse de tout ce qui est détestable dans ses comportements (akhlâq), ses actes et ses défauts, cachés et apparents. C'est ainsi que faisaient les hommes intelligents, de mêmeque les notables parmi les chefs religieux [ …] Cependant, cela s'avère aussi être rare. En effet, peu nombreux sont, parmi les amis, ceux qui n'usent pas de flatterie, qui font connaître les défauts, ou qui ne sont pas jaloux, de sorte qu'ils ne font rien de plus que leur strict devoir […]Ainsi donc, le désir des hommes soucieux de religion consistait à se faire informer de leurs défauts par autrui. Quant à nous, et les gens qui sont comme nous, nous en sommes arrivés au point que les personnes que nous détestons le plus sont celles qui nous donnent des conseils etqui nous font connaître nos défauts. Peu s'en faut que cela ne soit révélateur de la faiblesse de notre foi.


[…]


3. La troisième méthode consiste à acquérir la connaissance de nos défauts en tirant profit de [ce qui en est révélé par] la langue des ennemis, car l'oeil de leur courroux révèle nos méchancetés et il se peut que l'homme ait davantage intérêt à écouter un ennemi haineux, qui lui signale ses défauts, plutôt qu'un flatteur, qui lui fait des compliments et des éloges et lui cache ses défauts. Mais la nature est ainsi faite qu'elle considère l'ennemi comme un menteur et attribue ses paroles à la jalousie. Toutefois, l'homme clairvoyant ne manque pas de bénéficier des paroles de ses ennemis, car c'est nécessairement que ses défauts sont exprimés par leurs propos.

4. La quatrième méthode consiste à fréquenter les autres humains, puis à se demander compte, à soi-même, de tout ce que l'on aura remarqué de blâmable chez eux, et à se l'attribuer.

En effet, tout croyant est le miroir de son semblable: il considère que les défauts des autres sont ses propres défauts et il sait que les tempéraments sont, tous, proches les uns des autres dans la poursuite de leur passion. Ce par quoi l'un de ses pairs se caractérise, un autre n'en est pas exempt dans sa racine, ou pour une part plus ou moins importante. Qu'il examine donc son âme et qu'il la purifie de tout ce qu'il réprouve chez les autres. Cela pourrait te suffire comme méthode d'éducation. Si tous les humains abandonnaient ce qu'ils détestent chez les autres, ils pourraient se passer d'éducateur.

Voila donc autant de solutions [hîl] pour ceux qui ne disposent pas d’un cheikh avisé et intelligent, clairvoyant dans le domaine des défauts de l'âme, bienveillant et bon conseiller en matière de religion, bref, un cheikh qui, ayant achevé sa propre formation, est occupé à former les serviteurs de Allah et à les conseiller. Quant à celui qui a découvert un tel cheikh, il a trouvé son médecin. Qu'il s'attache donc à lui, car c'est lui qui le délivrera de ses maladies spirituelles et le sauvera de la perdition dont il est menacé. »


* le texte présenté se base sur les deux traductions disponibles respectivement aux éditions du Cerf et chez Al-Burâq sous les titres de « Maladies de l’âme et maîtrise du cœur » et « L’éducation de l’âme » ainsi que sur le texte arabe proposé par Dar aç-çaffah (Casablanca).
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Messagepar Mohammed Abdessalam » Mar Mars 22, 2011 6:50 pm

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Sidi Maurice le Baot

Merci pour ces rappels d'une importance évidemment majeure

*


Plus généralement, une question se pose, ou s'impose : comment peut-on, lorsque l'on s'intéresse à ces aspects sous un rapport ou sous un autre, ignorer de telles notions ou faire comme si elles n'existaient pas, notamment en exposant toujours un seul aspect parmi d'autres et également en ne mentionnant pas les autres ou en affirmant, ou en laissant penser, qu'ils ne sont pas à être actuellement envisagés et que ceux qui les envisagent ou les mettent oeuvre font preuve de quelque faiblesse ou de malhonnêteté intellectuelle ?

Quand la désinformation confine à la malhonnêteté et que ceux qui savent ne transmettent pas leur savoir à ceux qui ignorent et qui sont dans le besoin, est-il si étonnant de voir tant de misère, d'abus, d'illusions et de déconvenues dans tant de turûq ?...

Qu'Allah nous guide !
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Re: L'ENSEIGNEMENT INITIATIQUE ... DES MAITRES D'ANTAN

Messagepar maurice_le_baot » Sam Nov 05, 2011 4:53 pm

بـــسْم ﭐلله ﭐلرّحْمٰن ﭐلرّحــيــم
ﭐللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ وَ عَلَى آلِهِ و صحبه وَ سَلِّمْ
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« On demanda un jour à Abû-l-Hajjâj [al-Uqsûrî*]: « Qui est ton cheikh ? », et il répondit : « C'est Abu Ju'rân, le scarabée. » Les gens pensèrent qu'il plaisantait, alors il raconta cette histoire : « Une nuit d'hiver, alors que je veillais, je vis un scarabée grimper le long d'un pied de lampe. Il grimpait et glissait aussitôt, mais n'abandonnait pas ses efforts. Toute la nuit je comptai ses tentatives — sept cents. Quand J'entendis l'appel de l'aube, je sortis pour prier. A mon retour, le scarabée était au sommet de la lampe, près de la mèche qui brûlait. Il y avait là une leçon dont j'ai tiré profit... »

Source


* Il s'agit du célèbre cheikh qui a précédé le Cheikh Abû-l-Hassan al-Châdhilî dans l'exercice de la fonction polaire suprême.
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