Règles fondamentales (qawâ’id) de la Tarîqa Mohammediya Châdhiliya – Cheikh Zakî ed-Dîn Ibrâhîm

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extraits de

Ed-Dalîl ilâ et-Tarîq el-Muhammedî

(  » El-Bayt el-Muhammediyah  » )

Accéder à la version arabe des Qawâ’id de la Tarîqah

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Première Règle

Définition de la Tarîqah*

Nous sommes une organisation initiatique (Tarîqah) soufie, salafite  et religieuse, attachée à notre Maître l’Elu (el-Mustaphâ) -qu’Allah prie sur lui et le salue- par plusieurs liens extérieurs et intérieurs. C’est pourquoi nous prenons sur lui notre appui et notre Voie est appelée  « mohammadienne ». **

* Le titre de chaque règle est du traducteur.

** Le Cheikh Zaki ed-Dîn sachant évidemment, comme chacun, que toutes les turûq régulières peuvent nécessairement revendiquer la même origine, il semble aller de soi que ce dont il est question ici n’est pas cette unique qualité mais un caractère plus marqué à la fois dans la complexité des liens de transmission qui figurent dans l’ijâzah de la Tarîqah (traduite pas nous sur ce site) ainsi que dans la volonté fermement déterminée et méthodique à affirmer une orientation particulière à partir et vers la personne du Prophète -qu’Allah prie sur lui et le salue.

Nous évoluons dans le cadre du Coran et de la pratique prophétique (Sunnah), conformément aux exemples spirituels, comportementaux et humains, selon notre possibilité et notre capacité. Par ailleurs, nous établissons un lien entre la vie publique et ses différentes exigences, suivant l’éminente conduite de dévotion mohammadienne, en vue d’accomplir notre fonction (khalîfah) sur terre, aussi bien au niveau matériel qu’au niveau spirituel (ma’nawî), de la manière qui plaît à Allah et aux gens, à l’écart absolu de tout désaccord, de la dissension, du doute, du scepticisme, des conjectures, des problématiques en tous genres, (…),  des innovations et des interdictions.

1- Notre devise est : « Dis : en vérité, ma prière (inna çalâtî), mes actes de dévotion (wa nusûkî), ma vie et ma mort (wa mahyâyâ wa mamâtî) appartiennent à Allah, Seigneur de l’univers (li-Llah Rabbi-l-‘âlamîn) »

2- Notre constitution est le Coran et la Sunnah, [conçus et pratiqués] avec flexibilité, souplesse, tolérance, dévotion et amour envers Allah et envers les gens.

3- Notre voie méthodique est la bonne intention, le bon caractère, la bonne adoration et le bon comportement.

4- Notre signe de reconnaissance est l’appel à l’affabilité, la paix, les bons caractères et l’attachement à Allah dans tous les domaines de la vie.

5- Notre objectif est Allah, et Allah seul.

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Deuxième règle

Le soufisme est adoration.

Ce qu’Allah en a prescrit est obligatoire et ce qu’Allah n’a pas prescrit est absolument inacceptable et sans valeur, même s’il est appuyé sur ce que l’on appelle l’usage formel, la terminologie pseudo-soufie, les traditions et les « confréries officielles » (machyakhât) *

* Ce terme désigne les turûq officielles égyptiennes, dont le Cheikh dénigre la respectabilité et la régularité quand, malgré leur caractère public et institutionnel, elles entérinent des pratiques critiquables.

En effet, nous ne croyons ni aux tambours, ni aux trompettes, ni aux bâtons, ni aux pavois, ni aux bandoulières, ni aux hennins, ni aux chapelets, ni aux couronnes faites de plumes, ni aux sabres en bois, ni à la danse, ni aux défilés de jeux, ni à la multiplication et l’abondance des membres, ni à la prise d’apparences ou aux allégations mensongères, même si les hommes et les djinns (eth-thaqâlayn) y croient.

Sur tous ces aspects, voir ici Laysa et-Taçawwuf / Le Taçawwuf n’est pas …

L’objectif de notre message est de former les dirigeants et non pas concentrer la foule.

Cette volonté s’inscrit donc en faux contre les attitudes de recrutement massif.

En effet, « le soufisme est une volonté (et-taçawwuf irâdah) et non pas une administration (lâ idârah) ».

Cheikh Zakî ed-Dîn répétait si souvent cette parole de son vivant, c’est-à-dire alors qu’il veillait lui-même à maintenir une orientation correcte au sein de sa propre tarîqah, que l’on aurait peut-être pu s’étonner alors qu’il le fasse avec tant d’insistance. Devrait-on, de nos jours, être moins vigilant ?

Accomplir la mission soufie est à la fois (…) la piété et l’effort déployé pour la cause d’Allah.

L’autorisation initiatique (ijâzah) ou la fonction qu’occupe celui qui n’en est pas digne sont sans valeur *, même s’il l’on a dépensé la fortune de Qaroun [pour les obtenir] ou s’il est accrédité par toutes les administrations **. Celui qui dispose d’une autorisation initiatique fonctionnelle (hâmil el-ijâzah, lit. porteur d’une autorisation) se doit d’être une forme réduite (sûrah muçgharah) du Messager d’Allah -qu’Allah prie sur lui et le salue ***. Sinon, il sera, ainsi que ses assistants, parmi les prémices de l’Antéchrist : « Dis :  » Le mauvais et le bon ne sont pas semblables, même si l’abondance du mal te séduit ».

* Il semble que le critère qualitatif donné ici dépasse celui de la simple régularité extérieure qui est attaché à la transmission régulière du idhn correspondant.

** Ces précisions sont aussi étonnantes que réalistes. Voir à ce propos l’annexe  » La Tarîqah n’est pas …  » dans Laysa et-Taçawwuf / Le Taçawwuf n’est pas ….

*** Le Cheikh insiste ainsi sur la cohérence qui doit exister, à la hauteur de chacun, entre la fonction occupée et celui qui la « porte » ; et la mention de l’Antéchrist dans ce contexte n’est certainement pas injustifiée.

L’initié qui oscille entre les Voies et les Maîtres sans raison légale viole ainsi le pacte *. Il est privé de l’influence spirituelle (barakah). Il est inutile de s’occuper de lui et de ses affaires. Même s’il est grand, il perdra les deux vies : l’ici-bas et l’Au-delà. Le fait de s’intéresser à lui est un non-sens et une perdition.

* Le fait même de se demander si le Cheikh faisait cette remarque pour une raison précise implique la réponse, tant il est vrai que l’attitude qu’il évoque a tendance à se répandre ; et il pourrait donc être important de réfléchir avec insistance sur les causes de tels errements.

Renouveler le pacte avec l’initié dont le Cheikh est mort ou avec l’initié qui suivait quelqu’un dont le point de vue est erroné, un ignorant, un innovateur ou quelqu’un de semblable est un devoir pour sauver la religion, le soufisme et l’initié lui-même *

* Les règles qui figurent ici semblent provenir du Kitâb el-Marja’ qui fait partie des livres de référence de la Tarîqah en ce domaine. Les critères de celle qui concerne la possibilité de renouvellement du pacte avec un Cheikh différent du premier sont bien connus, pour la plupart. Ils devraient pouvoir servir de support de réflexion à tout initié qui réfléchit à la possibilité de quitter son Cheikh sans toutefois disposer de raison suffisante. Rappelons toutefois, et sans que cela diminue en quoi que ce soit ce qui précède, qu’il y a généralement lieu de considérer ici si l’on agit dans le cadre d’un pacte d’irchâd ou dans celui d’un simple rattachement tabarrukan, dans lequel le lien personnel tient une place évidemment différente.

Recevoir les pactes de « bénédiction » et de « soutien spirituel » par l’initié bien guidé avec l’autorisation de son Cheikh est permis à celui qui peut respecter les pactes conclus, conformément à l’attitude de nos grands Imams bien guidés -qu’Allah les agrée.

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Troisième règle

Les points de divergence

Les points de divergence [généralement évoqués entre les savants exotéristes et les représentants réguliers du Taçawwuf] tels que la sollicitation de l’appui du défunt dans l’invocation, la récitation du Coran pour le défunt, la récitation à haute voix de la Sourate Al-Kahf le vendredi, les deux appels à la prière du vendredi, les deux raka’ât (unité du cycle de prière) surérogatoires que l’on accomplit avant la prière du vendredi, la prière sur le Prophète après l’appel à la prière, le fait de se lever pour saluer celui qui arrive, la salutation d’adieu, le serrement de main après les prières obligatoires et la prière des deux fêtes, les invocations que l’on dit à haute voix après la prière, la construction des mosquées, l’excavation de la qiblah (direction de la prière), la visite des cimetières (machâ’id) des Saints d’Allah, l’invocation (dhikr) d’Allah en groupe, l’adoration d’Allah en récitant des ahzâb [ensembles de prières propres à une tarîqah], des oraisons (awrâd), en accomplissant la prière et en mentionnant les Noms d’Allah, certaines traditions du soufisme, la classification de l’invocation et beaucoup d’autres sont des « points dérivés » de la jurisprudence.

Les points de vue ont divergé et divergeront encore sur ces points, sans faire jamais l’unanimité des savants. Ils font partie des questions du licite et de l’illicite et ne font pas partie des questions dogmatiques (‘aqîdah) qui conduisent à l’incroyance ou à la foi1. A propos de ces points, chacun est tenu de respecter la position basée sur la preuve véridique, jusqu’à sa mort, sans controverse.

Selon nous, ces questions oscillent entre la permission (rukhçah) et la décision ferme (‘azîmah)2. Nous les traitons selon ce principe afin de ne pas être la cause de la désunion des musulmans ou de la guerre qui déchire les familles et l’unité des pays. En effet, ces questions occupent le même rang que celui de la divergence jurisprudentielle entre les quatre doctrines. Nous ne polémiquons pas du tout à leur sujet, car la polémique est absolument inutile. Notre objectif est de repousser le mal par ce qui est meilleur3.

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Quatrième règle

A propos d’une « innovation … destructrice »

Nous n’accusons aucun musulman d’incroyant, de polythéiste, de pervers ou d’apostat au simple prétexte qu’il adopte un autre avis que le nôtre ou parce qu’il a commis un péché. En effet, accuser quelqu’un d’incroyant ou de polythéiste est un acte infâme et fait partie des imprudences les plus dangereuses en matière de religion et de science. C’est une innovation wahhabite destructrice.

Personne ne peut accuser d’être incroyant quelqu’un parmi les Gens de la qiblah (les musulmans) en s’appuyant sur une question de divergence doctrinale ou sur un précepte dérivé et interprété selon son avis propre et son effort personnel.

Pire encore est celui qui assume la charge de substituer la sentence des questions dérivées à celle des questions fondamentales ou de manipuler l’identification des choses. C’est cette attitude qui a déchiré les liens de la communauté et a déformé l’image de la religion d’Allah. Celui qui tient à cette attitude est un destructeur. Sa fin pourrait être mauvaise. Il s’agit d’un hypocrite politique, qui adopte en apparence la religion, ou d’un arriviste qui cherche les plaisirs de la vie ici-bas au détriment de l’Au-delà.

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Cinquième règle

Nous croyons au non-manifesté (el-ghayb) et aux prodiges des Saints (Awliyâ) d’Allah, qu’ils soient vivants ou morts. Par contre, nous ne croyons ni aux tours de prestidigitation (cha’wadhah), ni à la divination par le jet de coquillages (wada’) ou dans le marc de café (finjân), ni à la « chance » (bakht), etc. Ce qui se réalise de ces actes pourrait être soit dû à la coïncidence (muçâdafah), à l’expérience (tajribah), ou à la mise en œuvre (istikhdam) du démon.

En vérité, nous croyons au songe véridique, au dévoilement réel, à l’inspiration divine, à la consultation (istikhârah) rapportée, à la pratique thérapeutique (roqiy) prophétique confirmée, aux invocations (ad’iyah), aux versets des sourates coraniques y compris leurs bénédictions et leurs secrets efficients (asrâr), sans limites pour les vivants et les morts, qu’ils soient sains ou malades, suivant les livres de l’exégèse (coranique) et du Hadîth prophétique.

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Sixième règle

Nous aimons (nahnu nuhibbu) toutes les organisations initiatiques régulières, quelle que soit la différence des tendances (machârib), des méthodes et des noms, mais nous ne donnons la préférence à aucune tarîqah sur la nôtre (lâ nufaddilu  tarîqatan alâ tarîqatinâ qatt). De même, nous aimons tous les Maîtres des organisations initiatiques régulières (et-turûq ech-char’iyah), vivants ou morts. Nous cherchons d’eux la bénédiction (natabarrakû bihim) tant qu’ils s’évertuent dans le domaine de la Da‘wa vers Allah loin des préjugés, des innovations et des apparences, mais nous ne leur donnons en aucune manière la priorité sur nos Maîtres (lâ nuqaddimu-hum ‘alâ achyâkhinâ) comme c’est le cas pour l’homme entre son père et son oncle.

En effet, nos grands Imams soufis qui ont atteint le rang de la perfection ont reçu la Voie en un mode tabarrukan auprès de dizaines de Saints de leur temps, ce qui montre que l’esprit de clan était absent. De plus, chacun d’eux avait des bonnes intentions pour son frère. Par conséquent, ils échangeaient les rencontres et les transmissions initiatiques (talaqqîn) en toute confiance, amour, bonne foi (‘aqîdah), entraide et certitude au sein d’une famille unique, même s’ils étaient de pays différents et qu’ils vivaient éloignés.

En vérité, toutes les turûq régulières commencent par le repentir (tawbah) et se terminent par la Connaissance (Ma’rifah). La différence concerne les méthodes et les cheminements spirituels de telle sorte que chacun trouve ce qui correspond à sa nature.

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Septième règle

Nous aimons les Saints d’Allah qui sont morts. Nous cherchons la bénédiction en leur rendant visite quelles que soient leurs doctrines et leurs tendances, comme nous ne faisons aucune distinction entre les Messagers d’Allah, comme entre Ses Saints. Nous confions la question de leur préférence cachée à Allah, Qui connaît Seul la vérité.

Nous ne devons pas faire de grossières supputations à propos du secret du non-manifesté bien gardé d’Allah 4.

De même nous ne devons pas faire l’éloge à outrance de nos Maîtres de manière qu’on les favorise par ignorance sur les Messagers d’Allah – Nous implorons le pardon d’Allah [à ce sujet].

Nous sollicitons (natawassalu) le secours d’Allah par l’intermédiaire de Ses Saints, suivant nos connaissances et nos pratiques expérimentées, tout en croyant fermement qu’Allah est Seul l’Omnipotent (el-Qâdir), Celui qui Agit par excellence (el-Fa’’âl). Solliciter Allah par l’intermédiaire des Saints est tout simplement une cause, un rang élevé dans l’adoration, une confirmation de la vraie unification, une reconnaissance de la négligence et une soumission pratique qui indiquent le dévouement de l’invocation à Allah Seul. Le déplacement aux tombeaux et aux mosquées pour accomplir la prière, y rester et invoquer Allah n’est qu’une sorte d’invocation d’Allah par l’intermédiaire des bonnes actions en plus de la prédication de l’esprit pur.

En effet, c’est Allah qui dispose les choses des vivants et des morts et non les vivants ni les morts. Celui qui veut solliciter l’appui d’Allah par l’intermédiaire des pieux ou des bonnes actions, qu’il le fasse ; celui qui ne veut pas, qu’il le laisse. Allah ne compte que vos intentions.

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3 juin 2013 – V12

Huitième règle

Celui qui prête serment d’allégeance (même par le cœur) à notre Voie, suit nos actes, adopte nos propos, croit à nos dogmes, est accoutumé à nos habitudes, assiste à nos cérémonies et appelle à notre Voie, fait partie de nous.

Il a les mêmes droits que nous et les mêmes obligations que nous.

Il en va de même pour celui qui est en Orient, en Occident, au Nord ou au Sud.

Le noble et le modeste sont égaux. Le frère ignorant est à la charge du savant. Le frère faible est à la charge du fort. Le frère impuissant est à la charge du puissant. Chacun selon sa capacité et sa possibilité, sans aucune excuse. Il n’y a pas de distinction entre nous car on ne compte que la piété seulement, y compris tous les sens les plus sublimes.

Le vrai pacte est celui des coeurs et non pas celui de la langue : les hypocrites ont conclu un pacte avec l’Envoyé d’Allah par la langue et la main et non pas par le cœur ni par l’esprit. C’est pourquoi ils ont été parmi les gens de l’Enfer.

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Neuvième règle

Tous nos actes accomplis pour notre vie ici-bas et l’au-delà, même les jouissances et les plaisirs, sont voués à Allah seul. Grâce à nos bonnes intentions et à notre sincérité, ils sont considérés comme des prières, des adorations et des invocations. C’est pourquoi, nous disons : « Notre frère untel ou notre maître untel ». Dans l’invocation du travail, du repos, du sommeil, de l’adoration, de l’excursion, de la lecture, du visite, de l’écriture ou autre pour chercher la bénédiction et s’orienter vers les actes sublimes. La courtoisie est notre moyen et notre relation privée, si Allah le veut.

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Dixième règle

Cher frère, vous êtes au sein de cette Famille élue. Si Allah ne vous avait pas aimé, vous n’auriez pas été parmi nous. Cette Famille a des obligations matérielles et morales qui sont éternelles.

Participez avec cette Famille, à ses obligations avec les biens qui sont au surplus de vos besoins. Consacrez une part obligatoire de votre Zakat, de vos aumônes, de votre effort personnel, de votre pouvoir et de votre intercession auprès des gens. Acquittez-vous de votre abonnement mensuel ainsi que de celui annuel du magazine (Al-Muslim) sans rappel ni notification. Donnez ce qui est possible (même si c’est minime) de vos biens et des autres choses matérielles pour en faire profiter les frères démunis, surtout dans les cérémonies de la commémoration de nos Maîtres et dans nos célébrations islamiques bénies. Sinon, comment peut-on accomplir nos obligations et nos devoirs, et servir notre Da‘wa ?

Allah qu’Il soit exalté et glorifié dit :  » Prélève de leurs biens une aumône par laquelle tu les purifies et les bénis, et prie pour eux. Ta prière est une quiétude pour eux. Et Allah est Audient et Omniscient “ 5 .

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ARTICLE THEMATIQUE correspondant

GENERALITES SUR LE TASAWWUF

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  1. René Guénon disait qu’une des choses les plus étrangères à l’esprit occidental moderne était le sens de la hiérarchie. []
  2. Le Cheikh ramène donc cette problématique à celle d’un simple choix personnel (entre préférer, pour une disposition particulière, la solution légale qui permet un allègement et la pratique stricte qui respecte l’intégralité des prescriptions) qui, au maximum, peut déterminer certains aspects méthodiques mais, en aucune manière remettre en cause le socle doctrinal qui unit les musulmans entre eux, ainsi qu’on le voit plus précisément encore dans la règle suivante. []
  3. Cette dernière remarque est connue pour être une caractéristique essentielle de la méthode, ou de la manière d’être, du Cheikh Zakî ed-Dîn []
  4. L’une des réflexions les plus drolatiques qui nous ait été personnellement exposée, pourtant très sérieusement, à ce propos est celle qui consiste à voir dans l’expression «as-sirr al-massûn» (que l’on pourrait traduire, par exemple, par le secret bien gardé) une  équivalent et comme une indication de l’origine arabo-islamique du … « secret maçonnique » ; certains prétendus « hauts initiés de la Maçonnerie opérative du Royal Arch » (sic) devraient assurément s’occuper davantage de ce qui les concerne au premier chef, à savoir la régularité de leur situation initiatique islamique et de ce qu’ils sont censés transmettre, et comprendre les limites de leur habitude à « faire-du-symbolisme-au-kilomètre », surtout dans un domaine dans lequel ils n’ont manifestement rien à faire []
  5. Ce recueil est ainsi divisé en un total de 10 règles regroupant un ensemble d’une quarantaine d’alinéas []

par le 15 octobre 2010, mis à jour le 6 octobre 2015

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